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Édito

Bonne lecture !

Liste des thématiques

CULTURE - PATRIMOINE
ENVIRONNEMENT - CLIMAT - ENERGIE
COMMUNES
RURALITE
ECONOMIE - TRAVAIL
SPORTS - ACTIVITES DE PLEINE NATURE
SANTE
FAMILLE

CULTURE - PATRIMOINE

Camosine : ils ont recensé tous les mégalithes nivernais

YVERNAULT (BERTRAND) | LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Obélix n’a jamais traîné ses braies ici. De plus, il n’a jamais porté de menhir ! L’attribution des pierres levées aux Gaulois est une erreur historique. Doublée dans la Nièvre d’un autre constat : toutes les roches remarquables, à l’exception d’une, seraient l’oeuvre des deux mêmes sculpteurs, la Nature et le Temps.

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Cinéma : Manuel Sanchez, de la Loire à Sakhaline

FORGES (ALICE) | LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Le réalisateur des Arcandiers, film mythique pour bien des Nivernais, travaille à l’élaboration d’un nouveau long-métrage, Au-delà de Sakhaline, qu’il compte tourner ici l’été prochain. Nous l’avons rencontré par une journée pluvieuse, au bord du fleuve sur lequel vogue, encore, son imaginaire.

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Les Fêtes musicales en première classe à Corbigny ; la Transverse : riche et éclectique à Clamecy

BRERARD (PIERRE) | LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Les trois coups des Fêtes Musicales sont donnés, aujourd’hui, dans la cour d’honneur de l’Abbaye. Nicolas Dautricourt et son équipe ont concocté un programme de premier choix.
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Dans le cadre de La Transverse fait son festival, cinq représentations ont eu lieu samedi, dans la cité des Flotteurs. À trois reprises, et étalé dans la journée...

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Nature en livre clôture son édition demain à Monceaux-le-Comte

| LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Après un mois de rencontres, d'ateliers et d'expositions consacrés au thème du toucher, le festival Nature en livres invite à partager son ultime rendez-vous, demain, à partir de 15 h 30, à l'Hôstellerie de la Tour. Les visiteurs pourront prendre le temps de revoir les oeuvres, rencontrer les artistes et participer à plusieurs expériences artistiqu...

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Le blues dans tous ses états à Clamecy

| LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

La première édition du festival Blues des Flotteurs, initiée par Jazz et Blues à Clamecy et Blues Swig, organisée la semaine dernière, a été couronnée de succès.

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Le Blues, en cure de jouvence sur les Bords de Loire

AUDOUIT (ROMANE) | REGIONAL DE COSNE ET DU CHARITOIS (LE) | 05/08/2026

Le festival Blues en Loire revient pour sa 24e édition, du 12 au 15 août, à La Charité-sur-Loire et à Guérigny. Cette année, la jeunesse est mise à l'honneur avec sa réappropriation et reconfiguration du blues. Un festival porté par l'ambition de transmettre l'amour de cette musique et de faire revivre l'intérêt de toutes les histoires qu'elle port...

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ENVIRONNEMENT - CLIMAT - ENERGIE

« Les spécificités de la Loire disparaissent »

BRUNET (LAURE) | LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Grand connaisseur de la Loire, Christophe Page la voit évoluer. La succession des canicules de cet été ne fait qu’accélérer un phénomène déjà observé depuis des années. La Loire n’est plus ce qu’elle était. Est-ce la fin du dernier fleuve sauvage d’Europe ?

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COMMUNES

Conseil municipal de Pougues-les-Eaux : Les travaux au Grand Hôtel vont débuter ; Recours d’administrés au tribunal de Dijon ; Des mesures face à la canicule

| LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Le dernier conseil municipal a acté le lancement des travaux de gros oeuvre au Grand Hôtel, en votant une nouvelle hausse de la participation financière de la Ville à l’opération.

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RURALITE

Le comice rural de Saint-Saulge adapte son programme

| LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Samedi 15 et dimanche 16 août, Saint-Saulge accueillera son traditionnel comice rural, un rendez-vous incontournable qui réunira agriculteurs, habitants et visiteurs autour d’un week-end placé sous le signe de la convivialité et des traditions. En raison des conditions météorologiques et du risque d’incendie, les organisateurs ont décidé d’adapter ...

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ECONOMIE - TRAVAIL

Maire de Cosne-sur-Loire et députée ont visité des entreprises ; Fargues a besoin d’apprentis ; Le Pasori souffre financièrement

AUDOUIT (ROMANE) | LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Yannis Bonnet, maire de Cosne et premier vice-président de Coeur de Loire en charge du développement économique, a accompagné, vendredi, Perrine Goulet, députée de la première circonscription de la Nièvre, dans une journée de terrain à la rencontre des entreprises.

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SPORTS - ACTIVITES DE PLEINE NATURE

Peu de participants à la caravane du sport à Arquian

| LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Dans la cité arquinoise, peu d’inscriptions ont été enregistrées, vendredi, aux animations de la caravane du sport proposées dans la prairie. « Sept enfants ont été accueillis en matinée. Ils ne sont plus que trois en ce début d’après-midi, c’est peu », constate Khalis, l’un des quatre animateurs sur place accompagné de Floriane, Jean-Charles et Th...

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SANTE

Un médecin installé jusqu’au 14 août à Châtillon-en-Bazois

CHAUMEREUIL (DENIS) | LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Arrivé le 3 août dernier à la Maison de santé du Bazois à Châtillon-en-Bazois, le docteur Camille Dauthieux y restera jusqu’au 14 août. Une démarche dont l’histoire est belle.

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FAMILLE

Violences conjugales à Clamecy : « Je vais te buter », il frappe sa copine à plusieurs reprises

CHAIZE (BASTIEN) | LE JOURNAL DU CENTRE | 05/08/2026

Une femme a été retrouvée blessée au visage à son domicile de Clamecy, après que sa fille a alerté les gendarmes en recevant des photos inquiétantes, jeudi 30 juillet. Son compagnon de 29 ans a été condamné à quatre ans de prison pour ces violences, lundi 3 août.

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ID.Veille

Veille juridique - Actualité des Collectivités Territoriales

JOURNAL OFFICIEL

JORF n° 181 du 5 août 2026

Energies
Biogaz : évolution du cadre réglementaire relatif aux garanties d'origine

Décret n° 2026-735 du 4 août 2026 portant diverses dispositions relatives aux garanties d'origine de biogaz
>> Ce décret réserve l’utilisation des garanties d’origine correspondant au biogaz produit dans le cadre de certains contrats de soutien à une consommation de gaz naturel issue d’un réseau de distribution ou de transport, en excluant l’avitaillement en gaz naturel liquéfié.
Il impose que la période de consommation associée à une garantie d’origine recouvre au moins en partie sa période de validité de douze mois à compter de la fin de l’injection et n’excède pas une année.
Il désigne les organismes agréés mentionnés à l’article L. 446-6 du code de l’énergie comme organismes chargés des contrôles. Il actualise également plusieurs références au sein du code de l’énergie.
Publics concernés: tout utilisateur du registre national de garanties d'origine de biogaz.
JORF n°0181 du 5 août 2026 - NOR : ECOR2512191D




Environnement - Risques
Reconnaissance d’un sinistre de grande ampleur en Gironde et dans les Landes : Autorisation exceptionnelle d’abattage d’arbres
Arrêté du 31 juillet 2026 portant reconnaissance de sinistre de grande ampleur concernant les feux de forêt dans les départements de Gironde et des Landes
>> Il est constaté que l'incendie dit de Saumos qui a débuté le 22 juillet 2026 et l'incendie dit de Biscarosse qui a débuté le 23 juillet 2026 dans les départements de la Gironde et des Landes constituent un sinistre de grande ampleur.
L'abattage des bois consécutif aux dégâts causés par ces feux peut être réalisé par le propriétaire sans délai et sans avertir le centre régional de la propriété forestière de Nouvelle-Aquitaine.
Publics concernés : propriétaires forestiers privés des départements de la Gironde et des Landes, Centre régional de la propriété forestière de Nouvelle-Aquitaine.
JORF n°0181 du 5 août 2026 - NOR : TECT2621249A




Sécurité - Secours
Colonels de sapeurs-pompiers professionnels: abrogation de l'arrêté du 4 janvier 2017
Arrêté du 30 juillet 2026 abrogeant l'arrêté du 4 janvier 2017 relatif à la formation des colonels de sapeurs-pompiers professionnels
>> L'arrêté du 22 août 2019 relatif aux formations des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires a notamment été modifié par Arrêté du 15 juillet 2026
L'arrêté du 4 janvier 2017 relatif à la formation des colonels de sapeurs-pompiers professionnels est abrogé.
JORF n°0181 du 5 août 2026 - NOR : INTE2620682A





CIRCULAIRES / REFERENTIELS / DOCUMENTS D'APPLICATION

Education - Enfance
Mesures de soutien à la qualification des professionnels de la petite enfance - Diffusion des barèmes des aides aux partenaires d’action sociale 2026
Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale des Allocations familiales en sa séance du 7 juillet 2026 a approuvé les mesures de soutien à la qualification des professionnels de la petite enfance qui ont donné lieu à la publication de la circulaire « C 2026-170 Mesures de soutien en faveur de la qualification des professionnels de la petite enfance en EAJE PSU ».
Ces mesures relèvent de barèmes nationaux, aussi vous trouverez ci-joints les barèmes des aides des Caf aux partenaires mis à jour en page 3.
CNAF - Instruction n° LR 2026-172 du 23/07/2026

Les aides des CAF aux partenaires barème national 2026 - mise à jour : 17/07/2026
CAF




Finances et Fiscalité locales
Les dernières dotations en ligne au 05/08/2026 (Dotation aménités rurales, FSDRIF)
Le site de la DGCL fait état de la mise en ligne de dotations :
Dotation aménités rurales
L'Etat reconnait les services environnementaux rendus par les communes pour le maintien et le développement des aménités rurales sur leur territoire, au bénéfice de la Nation, lorsque leur territoire est couvert par une proportion significative d'aires protégées.
En vue du prochain exercice budgétaire, une meilleure prise en compte de la notion d'espace est à l'étude afin de mieux refléter les bénéfices environnementaux apportées par les communes qui abritent des espaces protégés, ainsi que les communes rurales, qui présentent une diversité de situation. (
Sénat - R.M. N° 07701 - 2026-06-11)
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FSDRIF
FSDRIF - Solde du département
FSDRIF - Versement au département
DGCL - Dotations en ligne




Environnement - Risques - Energies
Pilotage et animation des services et missions visant à mettre en œuvre la directive bruit 2002/49/C
Ce projet de circulaire précise le rôle des préfets dans la mise en œuvre de la directive européenne 2002/49/CE, fondée sur la production de cartes de bruit stratégique et de plans d’action contre le bruit.
Il rappelle leurs responsabilités de pilotage, de respect des échéances quinquennales et de suivi des collectivités, avec possibilité de substitution en cas de défaillance.
Face aux retards de la 4e échéance exposant la France à un risque contentieux, il fixe une stratégie pragmatique : selon le cas, il s’agit de prioriser l’élaboration des plans de 5e échéance ou d’exiger la production des plans de 4e échéance.
Il vise aussi à mobiliser rapidement les acteurs concernés (collectivités et aérodromes) pour la 5e échéance (2025-2030), en renforçant l’accompagnement, la coordination locale et l’anticipation des obligations afin d’éviter de nouveaux retards.
MTE - Circulaire NOR : TECP2608922C du 16/07/2026




REFERENTIELS / DOCUMENTS D'APPLICATION
Culture
Définition fiscale du livre : une doctrine actualisée soumise à consultation publique
Dans le prolongement de la décision du Conseil d'État du 16 juillet 2026, l'administration fiscale soumet à consultation publique une actualisation de sa doctrine relative au taux de TVA applicable aux livres. Le document précise les critères permettant de qualifier un ouvrage de « livre » au sens fiscal, en tenant compte de son contenu, de son apport intellectuel ou éditorial, de son format et de ses caractéristiques. Il apporte également de nombreuses illustrations des ouvrages éligibles ou exclus du taux réduit, qu'ils soient imprimés, numériques ou audio, et rappelle les taux applicables aux différentes opérations portant sur les livres (livraison, location, cession de droits, impression ou reliure), afin de sécuriser le régime fiscal applicable aux professionnels du secteur.
L’annexe III à la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée énumère la liste des biens et des services susceptibles de se voir appliquer un taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Le point 6 de cette annexe mentionne la fourniture, y compris en location dans les bibliothèques, de livres, de journaux et de périodiques, que ce soit sur un support physique ou par voie électronique, ou les deux (y compris les brochures, dépliants et imprimés similaires, les albums, livres de dessin ou de coloriage pour enfants, les partitions imprimées ou en manuscrit, les cartes et les relevés hydrographiques ou similaires), à l’exclusion des publications consacrées entièrement ou d’une manière prédominante à la publicité ou consistant entièrement ou d’une manière prédominante en un contenu vidéo ou de la musique audible.
En France, le législateur exercé cette possibilité en la transposant au 3° du A de l’article 278-0 bis du code général des impôts (CGI). Ainsi, bénéficient du taux réduit de la TVA de 5,5 % les livraisons et les locations portant sur les livres fournis sur tout type de support physique et par téléchargement, y compris les livres audio.
Par ailleurs, le taux réduit de la TVA de 10 % s’applique aux opérations de cession de droits portant sur les livres (CGI, art. 279, g).
BOFIP - BOI-TVA-LIQ-30-10-40

Les commentaires contenus dans le présent document font l’objet d’une consultation publique du 29 juillet 2026 au 30 septembre 2026 inclus pour permettre aux personnes intéressées d’adresser leurs remarques éventuelles à l’administration.
Ces remarques doivent être formulées par courriel adressé à : 
bureau.d1-dlf@dgfip.finances.gouv.fr. Seules les contributions signées seront examinées. Dès la présente publication, vous pouvez vous prévaloir de ces commentaires jusqu’à leur éventuelle révision à l’issue de la consultation.

Une conteuse de livres exclusivement dédiée à la lecture de livres audio constitue un support physique du livre: le Conseil d'État annule la doctrine fiscale appliquant le taux normal de TVA
Article ID.CiTé du 23/07/2026




Internet - Réseaux
Publication d'un nouveau référentiel de formation dédié au pilotage de la remédiation
A l’heure où le secteur du numérique en général et particulièrement celui de la cybersécurité, connaissent une pénurie de main-d’œuvre à l’échelle mondiale, la capacité de la France à développer et attirer les talents dans les domaines de la cybersécurité apparaît comme un enjeu majeur pour atteindre une résilience cyber de premier rang. Cette ambition constitue l’axe prioritaire au cœur de la stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030.
Depuis de nombreuses années, l’ANSSI met son expertise et ses moyens à profit pour accompagner le renforcement et l’encadrement de la formation à la cybersécurité afin de répondre aux enjeux et aux besoins évolutifs du secteur.
Accompagner l’ensemble des organisations en matière de formation
Dans l’objectif d’accompagner les organismes de formations, l’ANSSI a créé le label SecNumedu-FC qui référence les formations continues respectant des critères définis en termes de programme de formation mais également en termes de qualité pédagogique. Des modèles de formation, développés en interne avec les experts des domaines concernés, permettent aux organismes de formation privés de bâtir leur propre programme de formation sur la base de ces référentiels.
En juin 2026, un nouveau référentiel de formation intitulé « Pilotage de la remédiation » a été publié à destination des organismes de formation continues. Elaboré par les experts de l’ANSSI il propose une méthode adaptée de réponse aux incidents de sécurité, ainsi que des supports que les organismes de formation peuvent utiliser ou dont ils peuvent s’inspirer pour bâtir leur propre formation. Les formations conformes à ce référentiel de formation pourront être éligibles au label SecNumedu-FC. En 2025, 17 formations ont été labellisées SecNumedu-FC.
Par ailleurs, l’ANSSI engage quotidiennement de nombreuses autres actions pour favoriser le développement des formations en matière de cybersécurité.
Source : Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI)


JURISPRUDENCE


Achats publics - DSP - Concessions
Indemnisation des travaux de reprise : la TVA est exclue lorsque l’établissement public ne démontre pas qu’il ne peut la récupérer

Les dispositions de l’article 45 du cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés publics de travaux, qui régissent la résiliation du marché et son règlement, ne font pas obstacle à ce que le cocontractant dont le marché a été résilié saisisse le juge du contrat afin de contester la régularité ou le bien-fondé de cette résiliation et de demander le règlement des sommes qui lui sont dues. Lorsqu’une telle instance est déjà engagée, le décompte de résiliation notifié avant que le juge statue ne peut acquérir un caractère définitif.
Le montant du préjudice résultant de dommages immobiliers correspond aux frais nécessaires à la réfection des ouvrages. Ces frais comprennent en principe la TVA lorsqu’elle grève les travaux. Toutefois, l’indemnité doit être diminuée de la taxe déductible ou remboursable lorsque la victime relève d’un régime fiscal le permettant. Il appartient alors à celle-ci d’établir qu’elle ne peut déduire cette taxe ni s’en faire rembourser le montant.
En l’espèce, des fissures étaient apparues sur un nombre significatif de doubles vitrages installés lors de la rénovation de la façade d’un établissement public. La cause principale des désordres résidait dans le choix d’un vitrage extérieur inadapté, présentant un coefficient d’absorption énergétique élevé, une résistance mécanique trop proche des limites admissibles et une épaisseur insuffisante. Des conditions climatiques défavorables avaient aggravé le phénomène, tandis que la projection de micro-grains lors de travaux réalisés à proximité avait joué un rôle secondaire.

Le maître d’œuvre avait prévu cette solution dans les pièces du marché sans prendre en compte le comportement thermo-mécanique des vitrages ni demander la production de la note de calcul exigée par la norme applicable. Cette note aurait permis de mettre en évidence le risque de casse dans les conditions d’exécution du chantier.
L’entreprise chargée de fournir et d’installer les vitrages devait répondre de la qualité des matériaux mis en œuvre et de leur conformité aux documents de référence. Elle n’avait pas produit la note de calcul requise ni pris les précautions nécessaires pour éviter que les vitrages soient soumis à des contraintes dépassant celles admises par les règles de l’art.
Le contrôleur technique, chargé d’une mission relative à la solidité des ouvrages et des éléments d’équipement, n’avait formulé aucun avis sur la solidité des vitrages avant la survenue des désordres. Il ne justifiait pas davantage avoir participé aux réunions techniques nécessaires pour émettre son avis en temps utile.
Ces fautes ayant toutes contribué au même dommage, la condamnation in solidum des trois constructeurs est confirmée. Les responsabilités respectives demeurent fixées à 60 % pour le maître d’œuvre, 30 % pour l’entreprise de travaux et 10 % pour le contrôleur technique.
La reprise complète des vitrages étant nécessaire pour prévenir de nouvelles casses, les préjudices indemnisables sont évalués à 1 318 855,89 euros hors taxes. L’établissement public n’ayant apporté aucun élément établissant qu’il ne pouvait déduire la TVA ou s’en faire rembourser le montant, celle-ci ne peut être intégrée à l’indemnisation.
CAA de PARIS N° 22PA03553 du 26 juin 2026




Domaine forestier
Régime forestier : une gestion historique par l’ONF peut suffire à établir son application
Depuis le code forestier de 1827, les bois et forêts appartenant aux communes et aux établissements publics sont soumis au régime forestier à la condition qu'une décision de l'autorité administrative compétente les y ait placés.
Toutefois, le Conseil d'État précise que cette exigence ne peut être appliquée de manière purement formelle lorsque l'histoire de la gestion forestière démontre que les parcelles ont été durablement administrées dans le cadre du régime forestier.
Ainsi, lorsque des bois sont, depuis de nombreuses décennies, gérés, aménagés et contrôlés par l'administration des forêts, puis par l'Office national des forêts (ONF), sans opposition du propriétaire, la seule absence de la décision administrative d'origine ou l'impossibilité de l'identifier ne suffit pas à établir que ces parcelles ne relèvent pas du régime forestier.
Un groupement forestier demandait la distraction du régime forestier de plusieurs parcelles acquises dans le Bas-Rhin.
La cour administrative d'appel de Nancy avait considéré que l'administration ne pouvait refuser cette distraction dès lors qu'aucune décision expresse plaçant les parcelles sous le régime forestier n'avait pu être retrouvée. Le Conseil d'État censure cette analyse.
Il relève que les parcelles avaient été délimitées dès 1833 par l'administration forestière, qu'elles étaient gérées par les services de l'État depuis le XIXᵉ siècle, qu'elles avaient fait l'objet d'un premier plan d'aménagement en 1901 régulièrement renouvelé et qu'elles étaient ensuite administrées par l'Office national des forêts depuis sa création.
Dans ces conditions, la seule impossibilité de produire la décision administrative initiale ne permettait pas de considérer que le régime forestier n'était pas applicable.
En jugeant le contraire, la cour administrative d'appel a commis une erreur de droit.
L'arrêt est annulé et l'affaire renvoyée devant la cour administrative d'appel de Nancy.
Conseil d'État N° 510548 du 27 juillet 2026




Environnement - Risques
Géothermie : l’urgence justifiant l’arrêt progressif des installations ne permet pas nécessairement d’imposer leur arrêt définitif sans procédure contradictoire
Selon l’article L. 112-1 du code minier, les gîtes géothermiques relèvent du régime légal des mines. En vertu des articles L. 171-1 et L. 171-2 du même code, les travaux de recherche sont soumis à la police des mines, qui a pour objet de prévenir et de faire cesser les dommages et les nuisances imputables à ces activités de recherches, et spécialement de faire respecter les contraintes et les obligations énoncées dans des décrets pris pour préserver les intérêts mentionnés à l’article L. 161-1 de ce code. Parmi ces intérêts figurent notamment la préservation de la sécurité, de la santé et de la salubrité publiques, de la solidité des édifices publics et privés, la conservation des voies de communication, de la mine et des autres mines ainsi que des caractéristiques essentielles du milieu environnant.
Aux termes de l’article L. 173-2 du code minier : « Lorsque les intérêts énumérés à l’article L. 161-1 sont menacés par des travaux de recherches (…) d’une mine, l’autorité administrative peut prescrire à l’explorateur (…) de mines toute mesure destinée à assurer la protection de ces intérêts, dans un délai déterminé. En cas de manquement à ces obligations, l’autorité administrative fait procéder, en tant que de besoin d’office, à l’exécution des mesures prescrites, aux frais de l’explorateur ou de l’exploitant ».
En vertu de l’article 24 du décret du 2 juin 2006 relatif aux travaux miniers, aux travaux de stockage souterrain et à la police des mines et des stockages souterrains, le préfet exerce, sous l’autorité du ministre chargé des mines, la surveillance administrative et la police des mines sur l’ensemble des travaux et installations situés dans son département. Aux termes de l’article 31 du même décret : « Le préfet prend par arrêté les mesures de police des mines ou des stockages souterrains. / Sauf en cas d’urgence ou de péril imminent, il invite auparavant l’exploitant à présenter ses observations dans le délai qu’il lui impartit. / En cas de péril imminent, le préfet et le directeur régional de l’environnement, de l’aménagement et du logement ou son délégué donnent directement des instructions à l’exploitant ; ils peuvent ordonner la suspension des travaux et requérir en tant que de besoin l’intervention des autorités locales (…) ».
En l’espèce, à la suite d’un événement sismique d’une magnitude de 3,59 sur l’échelle de Richter survenu à proximité directe du puits injecteur, la société exploitante a immédiatement engagé la procédure d’arrêt progressif de la circulation de l’eau dans les deux puits. L’inspection de la police des mines a constaté une réduction du débit de circulation de l’eau dans le doublet géothermique et une surveillance permanente de la sismicité conformes au protocole de sécurité. Les arrêtés contestés ont prescrit la mise à l’arrêt progressive de la circulation du fluide géothermal selon des modalités identiques à celles définies par l’exploitant, mais ont également ordonné la cessation définitive des opérations de forage et de tests.
Eu égard aux mesures d’arrêt progressif et de surveillance prises dès la survenue du séisme, justifiées par la situation d’urgence, l’autorité administrative ne démontre pas que cette urgence concernait également les prescriptions mettant définitivement un terme à l’exploitation du site. Ces prescriptions étaient détachables des mesures urgentes de mise à l’arrêt progressif des installations.
Faute d’avoir permis à la société exploitante de présenter préalablement ses observations sur le caractère définitif de l’arrêt, l’autorité administrative a entaché ses décisions d’un vice de procédure. Cette absence de procédure contradictoire a privé l’exploitant d’une garantie.
CAA de NANCY N° 22NC01260 du 18 juin 2026






REPONSES MINISTERIELLES

Assemblées locales - Elus - Elections
Mandat municipal : le décret du 27 juin 2026 précise les avantages sociaux maintenus

De nombreux élus locaux exercent une activité professionnelle en tant que salariés en dehors de leurs fonctions électives. Pour remplir leurs missions au service de leur collectivité (réunions du conseil municipal, cérémonies officielles, etc.), ils doivent justifier d'une autorisation d'absence de leur entreprise lorsque ces attributions sont exercées durant les heures de travail. Si l'employeur n'est pas tenu de payer ces absences comme temps de travail (ce sont en principe les indemnités de fonction qui assurent la compensation financière des pertes de revenus), celles-ci sont toutefois assimilées à du temps de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés, des droits découlant de l'ancienneté (article L. 2123-7 du code général des collectivités territoriales) et du droit aux prestations sociales (article L. 2123-25 du code général des collectivités territoriales).
En outre, il est interdit à tout employeur de prendre en considération les absences pour arrêter ses décisions en ce qui concerne l'embauche, la formation professionnelle, l'avancement, la rémunération et l'octroi d'avantages sociaux (article L. 2123-8 du code général des collectivités territoriales). La loi nº 2025-1249 du 22 décembre 2025 portant création d'un statut de l'élu local intègre ces garanties en vigueur depuis 2002 (articles L. 2123-7, L2123-25 et L. 2123-8 précités du code général des collectivités territoriales) dans le code du travail. Il est ainsi rappelé que le temps d'absence dont bénéficie le salarié titulaire d'un mandat municipal en application des articles L. 2123-1, L. 2123-2 et L. 2123-4 du code général des collectivités territoriales est assimilé à une durée de travail effective pour la détermination du droit aux prestations sociales et des avantages sociaux définis par voie réglementaire (article L. 1132-3-4 du code du travail).
Le décret, qui est paru au Journal officiel le 27 juin 2026, rappelle les principaux avantages sociaux et prestations sociales auxquels le salarié titulaire d'un mandat municipal qui conserve une activité professionnelle a droit en raison de l'assimilation des absences octroyées au titre dudit mandat à une durée de travail effectif (les titres-restaurant, les chèques-vacances, les dispositifs de garanties de protection sociale complémentaire mentionnées au 4° du II de l'article L. 242-1 du code de la sécurité sociale etc.). Il est effectivement impossible d'énumérer l'ensemble des avantages sociaux, dans la mesure où ceux-ci sont décidés par les employeurs et peuvent évoluer dans le temps.
Sénat - R.M. N° 08986 - 2026-07-23




Finances et Fiscalité locales
Effets préoccupants des modalités actuelles de prise en compte de la voirie communale dans le calcul de la dotation de solidarité rurale
La loi de finances pour 2025 a fait évoluer les modalités de recensement de la voirie prise en compte dans le calcul de la dotation de solidarité rurale (DSR) après avoir été avalisées par le comité des finances locales, instance représentant les élus locaux en matière de finances locales. La longueur de voirie communale « classée dans le domaine public communal » a ainsi été remplacée par les voies recensées par l'IGN au 1er janvier de l'année de répartition. Pour la majorité des communes en France, cette nouvelle méthodologie emporte une hausse de la donnée recensée.
Ce nouveau mode de recensement présente un triple avantage :
- simplifier l'action publique en diminuant le travail de collecte de données et d'échanges entre les préfectures et les communes ;
- assurer une meilleure égalité de traitement des communes du territoire national : le recours à un fournisseur de données unique et spécialisé, l'IGN, garantit la cohérence de la méthode de recensement de la voirie entre les départements ;
- fiabiliser le calcul de la répartition de la DSR dans la mesure où les conseils municipaux étaient parfois en difficulté pour justifier de l'appartenance au domaine public de leur voirie. Plus largement, la prise en compte du critère de longueur de voirie dans la DGF, et sa composante DSR, n'a pas vocation à compenser les charges directement liées à l'entretien des routes communales, puisque la DGF n'a pas pour objectif de financer une politique publique particulière.
L'indicateur de voirie a simplement vocation à refléter l'étendue et la dispersion de la population sur le territoire. Pour les communes qui connaîtraient un changement significatif de la longueur de voirie recensée, cette évolution ne constitue pas le corollaire d'une diminution de la DSR, pour plusieurs raisons. La DSR fait intervenir une pluralité de critères parmi lesquels la donnée relative à la longueur de voirie est minoritaire.
Ainsi, l'évolution d'une attribution au titre de cette dotation dépend à la fois de l'évolution de l'ensemble des indicateurs (potentiel financier, nombre d'enfants dans la commune, etc.) pour une commune en particulier, et de ceux, relativement, des autres communes. Enfin, la DSR bénéficie de règles d'encadrement des variations annuelles des attributions : l'attribution d'une commune éligible ne peut être ni inférieure à 90 %, ni supérieure à 120 % du montant perçu l'année précédente. Afin d'en apprécier les effets avec un recul suffisant, il n'est pas envisagé de modifier la méthode de détermination des voies prises en compte, ce qui risquerait sinon de déstabiliser la répartition de la dotation.
Sénat - R.M. N° 07662 - 2026-07-23




RESSOURCES HUMAINES

//JO-RH//
Santé au travail : modification des paramètres et mesures d’exposition sonore
Arrêté du 30 juillet 2026 modifiant l'arrêté du 11 décembre 2015 relatif au mode de calcul des paramètres physiques indicateurs du risque d'exposition au bruit et aux conditions de mesurage des niveaux de bruit en milieu de travail
>> Cet arrêté modifie le millésime des normes NF EN ISO 9612 et NF EN ISO 4869-2 citées aux articles 4 et 5 de l'arrêté du 11 décembre 2015 relatif au mode de calcul des paramètres physiques des indicateurs du risque d'exposition au bruit et aux conditions de mesurage des niveaux de bruit en milieu de travail afin de permettre une meilleure évaluation de l'exposition des travailleurs au bruit et une meilleure protection.
Publics concernés : employeurs procédant à l'évaluation des risques résultant de l'exposition des travailleurs au bruit.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur un an après sa publication.
JORF n°0181 du 5 août 2026 - NOR : TRST2618682A




// RH - CIRCULAIRE//
Exclusion temporaire de fonctions en cas de demande concomitante de détachement
L’exécution d’une sanction disciplinaire d’exclusion temporaire de fonctions prive l’agent de l’exercice de l’ensemble de ses fonctions, y compris celles qu’il exercerait dans le cadre d’un détachement.
Un agent faisant l’objet d’une telle sanction peut néanmoins être détaché dans une autre administration, laquelle devra alors assurer l’exécution de la sanction pendant la période de détachement.
Toutefois, afin de garantir la bonne exécution de la sanction et pour des raisons tenant aux nécessités du service, il est recommandé de refuser la demande de détachement ou de différer son effet jusqu’à l’achèvement de la période d’exclusion temporaire de fonctions.
MEN - Note DAJ A4 n° 2026-003101 du 23.03.2026




// RH - JURISPRUDENCE//
Avancement de grade : le tableau doit classer les fonctionnaires par ordre de mérite
L’article 58 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat, dont les dispositions sont désormais codifiées aux articles L. 522-18 et L. 522-21 du code général de la fonction publique, prévoit que l’avancement de grade a notamment lieu « au choix, par voie d’inscription à un tableau annuel d’avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l’expérience professionnelle des agents » et « les promotions doivent avoir lieu dans l’ordre du tableau ».
L’article 13 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l’Etat dispose que « Les fonctionnaires sont inscrits au tableau par ordre de mérite. Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l’ancienneté dans le grade ».
Peuvent être nommés au choix au grade supérieur les agents inscrits à un tableau d’avancement qui justifient notamment d’un parcours professionnel diversifié, apprécié au regard de l’exercice de responsabilités d’encadrement ou de la qualité des travaux scientifiques effectués, remplissent la condition d’échelon requise et ont satisfait à l’obligation de mobilité géographique ou fonctionnelle.
En l’espèce
, le tableau d’avancement pour l’accès au grade supérieur comportait une liste de vingt-huit fonctionnaires inscrits par ordre alphabétique. Le décret contesté nommait ces mêmes fonctionnaires dans le même ordre. En présentant ainsi la liste des candidats, le tableau d’avancement a méconnu les dispositions qui subordonnent la promotion des agents au seul critère du mérite et de la valeur professionnelle. L’illégalité entachant le tableau d’avancement entraîne, par voie de conséquence, l’annulation du décret portant nomination. L’exécution de la décision implique que l’administration reprenne les opérations de nomination au titre de l’année concernée.
Conseil d'État N° 503411 du 27 juillet 2026




// RH - DOCUMENTATION//
Ensemble contre l’absentéisme - Le Cdg73 se mobilise et créé des leviers d’action visant à prévenir et limiter les absences pour raison de santé dans vos collectivités .

Au-delà du poids financier de l’absentéisme pour les employeurs territoriaux, des coûts directs peuvent pénaliser durablement l’équilibre et l’organisation interne de la collectivité et la qualité du service public. Les absences pèsent également sur les agents présents, contraints de supporter la charge supplémentaire de travail.
Ainsi, il est essentiel de se mobiliser et d’agir pour la prévention et la lutte contre l’absentéisme dans les collectivités. Des documents utiles sont mis à votre disposition.
MFP - Bibliothèque des initiatives RH





PARLEMENT

Economie locale
62 % de communes françaises ne comptent plus aucun commerce en 2025: face à la décommercialisation, réinventer le commerce physique
Le rapport de la mission d'information dresse un état des lieux du phénomène de décommercialisation, perceptible à travers la hausse de la vacance commerciale qui touche à présent plus d'un local commercial sur dix et n'épargne plus les grandes métropoles.
La multiplication des faillites, en particulier dans le secteur de l'habillement, traduit la croissance du e commerce, le développement de la seconde main, le succès du discount ou plus récemment l'essor fulgurant des places de marchés chinoises à très bas coût. Elle correspond également à des évolutions démographiques, à des changements dans les attentes des consommateurs ou bien encore à des niveaux de loyers commerciaux qui ne sont plus adaptés à ces nouvelles réalités.
Au terme de leurs travaux, les sénateurs ont acquis la conviction que la décommercialisation n'était pas une fatalité et traduisait avant tout les transformations profondes qui touchent le commerce.
Pour faire reculer la vacance commerciale, ils préconisent de lutter fermement contre tous les aspects de la concurrence déloyale des plateformes chinoises, de soutenir les commerçants par le biais de la fiscalité et, en rééquilibrant leurs relations avec les propriétaires bailleurs, d'encourager une action locale volontariste pour redynamiser le commerce en centre ville et de favoriser l'appropriation par les commerçants des nouveaux concepts commerciaux et des outils digitaux.
Rapport-d’information n° 821 du 1er juillet 2026
La synthèse

Artisans et commerçants : fabrique de la cohésion en ruralité
Source : 
Institut Terram





DOCUMENTATION

Action sociale - Santé - Personnes âgées
Santé - Mortalité infantile en France : l es restructurations de l’offre de soins ne semblent pas avoir eu d’effet notable sur les évolutions de la mortalité infantile (néonatale) depuis 2011.

Le rapport examine l'évolution de la périnatalité en France sur une quinzaine d'années et relève un taux de mortalité infantile de 4,1 ‰ pour l'année 2024.
Cette hausse, principalement liée à l'augmentation de la mortalité néonatale, résulte d'un phénomène multifactoriel combinant des déterminants démographiques, sociaux et économiques, avec des inégalités territoriales marquées, notamment en Outre-mer et en Île-de-France, ainsi qu'un niveau de mortalité infantile supérieur à celui de nombreux pays européens comparables.
Contrairement à une explication souvent avancée, la mission écarte les restructurations de l'offre de maternités comme cause principale de cette dégradation, et ne parvient pas à identifier de modèle-type d'organisation territoriale optimale des maternités.
Source : Inspection générale des affaires sociales (Igas)




Economie locale - Emploi
Artisans et commerçants : fabrique de la cohésion en ruralité

Cette étude s'appuie sur un questionnaire auprès de 893 dirigeants de très petites entreprises rurales de un à neuf salariés, complété par dix-neuf entretiens conduits auprès de chefs d'entreprise et d'élus particulièrement investis dans la vie de leur territoire.
Le socle statistique et les témoignages qualitatifs convergent pour dresser le portrait d'un ancrage territorial puissant : 43 % des dirigeants interrogés considèrent la ruralité comme une véritable force pour leur activité, 43 % ont grandi sur place sans jamais en partir, et deux tiers résident dans la commune même de leur entreprise. La fiabilité de la main-d'œuvre locale et la faiblesse de la concurrence figurent parmi les atouts les plus cités, tandis que les difficultés de recrutement (57 %) et l'étroitesse du marché local dominent les contraintes rapportées.
L'étude détaille ensuite les formes d'engagement de ces dirigeants dans la vie locale, qui se révèlent hétérogènes selon leur intensité.
L'accueil de stagiaires et d'apprentis (73 %) et le soutien au tissu associatif (71 %) rassemblent une large majorité, alors que la coopération économique entre entreprises reste plus rare : 43 % des dirigeants déclarent ne participer à aucune action de coopération, et 64 % jugent la culture partenariale locale seulement modérée. Un tiers des dirigeants se disent isolés dans l'exercice de leur fonction, un chiffre toutefois moins élevé qu'à l'échelle nationale. Les relations avec les élus locaux apparaissent plus contrastées que celles nouées avec les habitants ou les autres entreprises : 72 % des dirigeants se disent satisfaits de leur maire, mais 55 % estiment que leurs préoccupations ne sont pas suffisamment prises en compte, et plus d'un tiers ne bénéficie d'aucun accompagnement public identifié.
L'étude conclut sur des pistes d'action réparties par échelon de décision : à l'échelle communale, la qualité de la relation directe et l'existence d'un point de contact identifié pèseraient plus lourd que la multiplication des aides ; à l'échelle intercommunale, la création de conseils locaux d'entreprises permettrait de mutualiser une fonction d'animation économique que les petites communes n'ont ni le temps ni le personnel d'assurer ; à l'échelle des réseaux consulaires et régionaux, l'enjeu résiderait dans le maillage des territoires les moins denses via des relais locaux et un accompagnement stable et lisible.
Source : Institut Terram

62 % de communes françaises ne comptent plus aucun commerce en 2025: face à la décommercialisation, réinventer le commerce physique
Rapport-d’information n° 821 du 1er juillet 2026
La synthèse






ACTUALITE

Sécurité - Secours
« Nous refusons que le qualificatif de « héros » attribué aux sapeurs-pompiers serve à masquer le délitement de la Sécurité civile » Communiqué intersyndical
Neuf organisations syndicales de sapeurs-pompiers ont publié ce lundi 3 août un communiqué de presse pour réclamer des moyens financiers supplémentaires à l’État plutôt que de recevoir des seuls hommages et d’être qualifiés de « héros » par les responsables politiques.
« …Les sapeurs-pompiers ne demandent ni admiration particulière, ni glorification permanente. Ils demandent simplement de pouvoir accomplir leurs missions dans des conditions compatibles avec les enjeux auxquels ils sont confrontés, avec des effectifs suffisants, des équipements adaptés et des moyens opérationnels à la hauteur.
La situation actuelle n’est pas uniquement la conséquence d’un contexte climatique de plus en plus extrême. Elle résulte également de plus de vingt années de sous-investissement dans la Sécurité civile, d’alertes répétées restées sans réponse et de choix politiques qui ont progressivement affaibli notre capacité collective à faire face aux crises majeures…. »
Communiqué intersyndical




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Démocratie locale - Citoyenneté
« L'inclusion n'est pas une concession faite pour tolérer la différence -c'est le projet d'une société meilleure pour tous » Pierre Suc-Mella

Directeur général délégué Autonomie au Conseil départemental de la Haute-Garonne et directeur de la MDPH 31, Pierre Suc-Mella développe dans cet entretien le concept d'« équilité », contraction d'équilibre, d'égalité et d'équité, qu'il présente comme l'horizon vers lequel doit tendre le processus d'inclusion.
Il distingue deux écueils fréquents dans la mise en œuvre de l'inclusion : le risque d'une « inclusion plate » qui se limite à faire coexister des individus sans organiser les conditions de leur participation réelle, et une dérive consistant à faire porter uniquement à l'environnement la charge de l'adaptation, sans tenir compte des capacités effectives des personnes plutôt que de leurs seules préférences.
Il illustre sa conception par l'exemple d'un wagon de train où une règle collective -le silence -doit être maintenue tout en étant adaptée selon la capacité de chacun à s'y conformer, plaidant pour un double mouvement où la personne fait l'effort de tendre vers la norme et où le collectif accepte ce qui ne peut être maîtrisé.
Source : Millénaire 3 (Métropole de Lyon)




Domaine public
Ce que l'accès aux toilettes publiques révèle des inégalités de genre dans les villes
Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous avez dû faire la queue pour aller aux toilettes ? Si plusieurs exemples vous viennent immédiatement à l’esprit, il y a de fortes chances que vous ayez été dans la file d’attente des femmes. Que ce soit dans les théâtres, les aéroports, les centres commerciaux ou les festivals, le constat est le même : les hommes entrent et sortent des toilettes sans difficulté, sans presque jamais attendre, tandis que les femmes doivent patienter dans de longues files.
Dans la plupart des bâtiments publics, l’espace réservé aux toilettes est réparti en fonction de la superficie, ce qui attribue aux hommes et aux femmes un espace à peu près égal. Bien que cela puisse paraître équitable, des études sur le genre et la conception des toilettes ont montré qu’une superficie égale ne garantit pas l’égalité de l’accès. Cette conception part du principe que les hommes et les femmes utiliseraient les toilettes de la même manière et pendant la même durée, et c’est celle qui prévaut dans la plupart des toilettes publiques.
Source : The Conversation




Eau - Assainissement
Comment Carnac a investi pour préserver la qualité de ses eaux littorales ?

La station d'épuration de Kergouellec, à Carnac, a été dotée d'une filière dédiée au traitement des épisodes pluvieux, afin que le territoire puisse absorber et traiter les surplus d'eau sans dégrader la qualité de ses eaux littorales. Ce dispositif s'inscrit dans une série vidéo de l'agence de l'eau consacrée aux initiatives locales de protection du littoral, cinquième épisode d'un programme intitulé « Dans le bain de l'action ».
Philippe Le Gal, conchyliculteur et président du comité national de la conchyliculture, présente dans cette vidéo la manière dont cet aménagement a permis de préserver à la fois l'activité ostréicole locale et la qualité des eaux du territoire. La page renvoie vers un contenu essentiellement audiovisuel et ne détaille pas de données techniques ou financières sur l'investissement réalisé.
Source : Agences de l'eau




Education - Enfance
Oui, l'allocation de rentrée scolaire est principalement utilisée pour acheter des fournitures scolaires.
L'allocation de rentrée scolaire 2026, versée le 4 août à La Réunion et à Mayotte puis le 18 août dans les autres territoires, atteint 426, 450 ou 466 euros par enfant selon la tranche d'âge, après une revalorisation de 0,8 %. Chaque été, cette aide fait l'objet d'accusations récurrentes de détournement vers des achats jugés superflus, relayées notamment sur les réseaux sociaux, alors qu'aucune étude statistique ne vient étayer cette hypothèse.
Une enquête de la Cnaf menée en 2023 auprès de 2 000 familles bénéficiaires établit au contraire que 98 % d'entre elles consacrent l'allocation à l'achat de fournitures scolaires, pour un montant moyen de 146 euros par enfant.
La rumeur d'un détournement de l'ARS remonte à un amendement porté en 2008 par le député (devenu sénateur) Edouard Courtial, repris ensuite par d'autres responsables politiques dont l'ex-ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer en 2021, sans jamais être confirmée par les données de la Banque de France ou de l'institut Gfk sur les ventes d'équipements électroniques.
Source : CNAF




Environnement - Risques
En Gironde, les vulnérabilités des forêts ne disparaîtront pas avec la fumée des incendies
L’incendie parti de Saumos, en Gironde, le 22 juillet dernier, a brûlé plus de 42 000 hectares de forêt, détruit plus de 200 habitations et entraîné l’évacuation de plus de 200 000 personnes.
Le changement climatique crée les conditions d’un véritable effet domino : il accroît le risque incendie, puis les feux favorisent les ravageurs du pin (scolytes et nématodes du pin), qui accélèrent le dépérissement des arbres et donc augmentent les quantités de combustible sec.
Lorsque viendra l’heure du bilan et du reboisement, il ne faut pas imaginer que les vulnérabilités qui ont permis les feux de 2022 puis ceux de 2026 disparaîtront par magie grâce à des solutions miracles : elles devront faire l’objet d’une gestion intégrée.
Source : The Conversation




Internet - Réseaux
Au 1er août 2026, plus de 55 900 sites 5G et 72 467 sites 4G autorisés par l'ANFR en France
L'Agence nationale des fréquences dénombre 72 655 sites de réseaux mobiles autorisés en France toutes générations confondues au 1er août 2026, dans le cadre de la mise à jour mensuelle de son observatoire et de la plateforme Cartoradio.fr.
Sur la 5G, 55 977 sites sont autorisés, dont 1 458 en Outre-mer, et 49 877 sont déclarés techniquement opérationnels par les opérateurs, soit 89,1 % des sites autorisés ; les sites autorisés ont progressé de 0,6 % sur le seul mois de juin. Trois bandes de fréquences portent le service 5G : la bande 700 MHz (36 417 sites autorisés, 31 664 opérationnels), la bande 2 100 MHz (28 162 sites, 23 356 opérationnels) et la bande 3,5 GHz (38 116 sites, 33 671 opérationnels), certains sites étant mutualisés entre plusieurs bandes.
Le parc 4G atteint 72 467 sites autorisés, dont 68 735 en métropole (65 142 en service) et 3 732 en Outre-mer (3 593 en service), avec une progression des mises en service de 0,4 % en juillet.
Source : ANFR




Logement - Habitat - Gens du voyage
Canicules : le rôle de l'isolation et de l'inertie thermique des bâtiments pour se protéger contre la chaleur
Les canicules successives de l’été 2026 et leurs victimes nous rappellent le manque d’adaptation du parc immobilier français au réchauffement climatique. Dans ce contexte, on voit souvent circuler l’idée qu’un bâtiment isolé, et donc bien protégé du froid hivernal, risque de piéger la chaleur en été. Les mesures de rénovation pour diminuer le besoin de chauffage sont pourtant largement compatibles avec la protection contre la chaleur.
Tout comme il est coûteux l’hiver de chauffer une passoire thermique - c’est-à-dire un logement mal isolé -, il est coûteux de climatiser un logement mal adapté aux fortes chaleurs estivales. Le recours à la climatisation ne doit y arriver qu’après les mesures élémentaires de rénovation - l’isolation et les protections solaires, sous peine de consommer trop de climatisation, et d’aggraver l’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU).
Pour prioriser la lutte contre la surchauffe des bâtiments, il est utile de comprendre comment ils réagissent à une vague de chaleur, avec ou sans climatisation.
Source : The Conversation

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